Le centre d’observation de la nature de l’île du Beurre

Le centre d’observation de la nature de l’île du Beurre

Objectif : La conservation et la mise en valeur d’un patrimoine spécifique des plaines alluviales(faune, flore, lônes, fleuve, étangs et ipisylve) .

Tel est l’objectif principal que s’est fixé le C.O.N.I.B., dont les missions statutaires se déclinent selon deux axes :
– la gestion du site
– l’animation et l’accueil du public
Pour atteindre cet objectif, le Centre d’Observation de la Nature de l’Ile du Beurre, qui s’appuie sur un partenariat de collectivités locales, d’organismes publics et privés et de membres adhérents, a défini un Plan de Gestion dont les actions planifiées sur 5 ans s’organisent de la façon suivante :

OBJECTIFS GÉNÉRAUX DE GESTION

Conservation du patrimoine et protection des espèces
Restauration des lônes et amélioration de la qualité de l’eau
Restauration d’une ripisylve  » naturell  »
Amélioration de la biodiversité des milieux humides.

Le suivi du fonctionnement hydrologique de cet hydrosystème et le suivi faunistique et floristique régulier réalisés par le Centre d’Observation, permettent de connaître en continu l’évolution de ce milieu et des populations végétales et animales qui l’occupent. Les études conduites sur ce site sont destinées à orienter le Plan de Gestion qui s’y applique.

OBJECTIFS GÉNÉRAUX D’ANIMATION ET D’ACCUEIL

Structuration et amélioration de l’accueil du public
Développement de l’éducation à la Nature et à l’Environnement

Le Centre d’Observation de la Nature de l’Ile du Beurre accueille, en semaine, des classes scolaires de tous les niveaux ainsi que différents autres groupes, dans le cadre d’animations pédagogiques allant de l’initiation à l’observation approfondie des écosystèmes. En fin de semaine, le public peut découvrir librement le site et visiter les expositions consacrées à la nature qui sont présentées au Centre (les après-midi).

Le Centre d’Observation de la Nature de l’Ile du Beurre met à votre disposition :

un sentier pédestre de découverte en boucle (3 Km, accès libre)
des observatoires
un espace d’expositions (entrée payante pour les adultes)
* au rez-de-chaussée : des aquariums et une boutique (location de jumelles)
* à l’étage : exposition permanente sur la castor, expositions diverses, diaporama permanent, caméras vidéos

HORAIRES D’OUVERTURE

En semaine : de 8h à 12h et de 13h à 17h
Dimanche : de 14h à 18h
Fermeture : samedi et jours fériés

Pour les groupes : – réservation obligatoire
renseignements et tarifs des animations par téléphone

LE CENTRE D’OBSERVATION DE LA NATURE DE L’ ILE DU BEURRE

69420 TUPIN-SEMONS

Tél : 04.74.56.62.62
Fax : 04.74.56.69.09

Code de bonne conduite du visiteur :
Ce site est réglementé par arrêté préfectoral de protection de biotope
depuis le 10 février 1987.

UNE ILE, PAYSAGE TÉMOIN DU  » RHÔNE SAUVAGE « 

A partir des années 50, le Rhône, à l’aval de Lyon, a fait l’objet d’importants aménagements. Cependant, dans un environnement fortement marqué par l’homme, subsistent des secteurs ayant conservé les caractéristiques du Rhône naturel. A 40 km de l’agglomération lyonnaise, entre les aménagements hydroélectriques de Vaugris et Péage de Roussillon, le site de l’Ile du Beurre, sur la commune de TUPIN ET SEMONS, témoigne de l’activité ancienne du fleuve et de son action sur les paysages.
Vestiges d’anciens tracés empruntés par le fleuve divaguant dans sa plaine alluviale et creusant des bras secondaires, les lônes délimitent l’Ile du Beurre et, plus à l’amont, l’Ile de la Chèvre.

UN SITE PROTÉGÉ

Le site de l’Ile du Beurre est protégé depuis le 10 février 1987 par un arrêté préfectoral de protection de biotope. Cet arrêté a pour objet de conserver un territoire représentatif du milieu fluvial, sur lequel s’exerce naturellement un équilibre entre l’eau, les sols alluvionnaires et les espèces qui les occupent. Il permet de préserver l’indispensable milieu de vie de nombreuses espèces végétales et animales de cet écosystème rhodanien

UN HYDROSYSTEME QUI ÉVOLUE

La mise en service de l’aménagement de Péage de Roussillon a cependant modifié les conditions hydrauliques dans le secteur de l’Ile du Beurre : la ligne d’eau, autrefois fluctuante, est aujourd’hui stabilisée à un niveau plus élevé. Ces transformations touchent à la fois les berges et leur végétation : l’espace jadis occupé par la  » vorgine  » (végétation buissonnante et arborescente des bords du Rhône), est aujourd’hui noyé. La végétation des berges actuelles, dominée par les arbres, s’est développée sur des sols situés auparavant au-dessus de la nappe phréatique ; la strate herbacéea disparu. Mais ces transformations ont aussi permis aux lônes d’être en permanence alimentées en eau, même en période sèche. Un nouvel équilibre se met alors en place.

UN SITE D’INTÉRÊT HISTORIQUE ET CULTUREL

L’Ile du Beurre, ses lônes et leur proche environnement (Ile de la Chèvre, Gerbey) offrent de rares paysages, vestiges d’une vallée fluviale, éléments forts de  » l’histoire rhodanienne « .
A ce type de paysages est liée une authentique culture, faite des relations entretenues, depuis des siècles, par des hommes avec le fleuve (fertilisation des sols, eau disponible, navigation, pêche, jeux… mais aussi inondations, invasions, épidémies…)

UN SITE D’INTERET ECOLOGIQUE

Les modifications successives, hydrauliques ou agricoles, sont à l’origine de la compléxité des habitats et donc de la diversité des espèces observées.

Les étangs, les peupleraies, les lônes, les saulaies, les plages, les prairies, les mares, les lianes, les hauts-fonds, les anciens vergers, les herbiers aquatiques…forment des milieux de vie originaux auxquels correspondent des espèces animales caractéristiques. Ils sont, en même temps, interdépendants et très complémentaires, car certaines espèces animales ont besoin de milieux différents selon leur cycle de vie.
Le castor a été à l’origine de la protection de l’Ile du beurre, dont il est devenu l’emblème. On dénombre environ 20 individus sur le site. Afin d’offrir à cette espèce protégée les conditions de son maintien sur l’île, le gestionnaire du site pourvoit notamment au renouvellement des saules, nécessaires à sa nourriture.
Les hérons, parmi d’autres oiseaux protégés, fréquentent l’ïle du Beurre pour se nourrir ou se reproduire. Le site est également une étape de migration.
Les poissons trouvent dans les lônes une zone importante de refuge et de frai.
On peut également observer une diversité de plantes, de mammifères, d’amphibiens, de reptiles et d’insectes aquatiques ou terrestres.
Récemment, la découverte d’une nouvelle espèce d’orchidée, jamais décrite jusque-là, l’Epipactis fibri, a encore enrichi le patrimoine écologique de ce site. L’Ile du beurre compte, dans l’état actuel des connaissances, parmi les sites d’intérêt écologique remarquable du milieu rhodanien. Il convient maintenant d’en assurer une gestion durable et de la faire découvrir.